dimanche 20 mars 2011

"Le Choix - Le Prix de la magie II" de Kathleen Duey

Avec ce deuxième tome de la trilogie Le Prix de la magie, Kathleen Duey poursuit, toujours en parallèle, l'évolution de Sadima et de Hahp. Toujours en chapitres alternés, ce qui rompt un peu le fil de la narration. Pour autant, la quête poursuivie par chacun leur/nous est devenue très claire.
Pour le jeune Hahp et ses compagnons-apprentis, les épreuves, toujours plus cruelles, se succèdent sans leur laisser espérer une fin. Quelques-uns ont péri à force de privations. C'en est arrivé au point que la seule issue possible est de réussir à devenir magiciens essentiellement pour tuer leurs bourreaux. Mais, pour cela, il faut s'entraider, ce qui leur est interdit. Ne reste plus qu'à apprendre comment contourner cette interdiction et le jeune Hahp ne manque ni de volonté, ni d'esprit d'entreprise.
Sadima ne mène pas une vie moins cruelle au milieu de ces jeunes garçons dont Somiss a fait à la fois ses prisonniers et ses esclaves. Mal nourris, manquant des soins les plus élémentaires, ils n'accordent leur confiance à personne. À peine même à la jeune fille qui partage en grande partie leur sort, tout en essayant d'adoucir le leur, et espère toujours entraîner Franklin dans la fuite. Il lui faudra pourtant apprendre qu'il n'est pire esclavage que celui consenti et qu'elle devra faire sa vie sans celui qu'elle aime. Mais en laissant les enfants ? Impossible ! Elle le paiera très cher.
Elle aura pourtant semé des graines qui ne seront peut-être pas toutes perdues.
C'est ce que l'on pourra pressentir lorsque les deux temps se croiseront ponctuellement. Celui dans lequel vit Sadima et qui précédait la découverte de la magie et celui où évolue Hahp dans lequel celle-ci est devenue si puissante que les mages y semblent tous pétris de cruauté ou de folie.
L'intérêt de ce second tome ne se dément pas bien que l'intrigue n'avance guère : la part belle y est faite au cheminement intérieur des personnages et aux rapports qu'ils instaurent avec ceux qui les entourent.
Une raison de plus pour avoir envie d'en connaître le dénouement. À quand le troisième tome ?

-- Hélène

Éditions Castelmore
475 pages - 14,90€

ISBN : 978-2-36231-009-6

Nominations au GPI 2011

En raison de problèmes de santé, Jacques Goimard se retire du vote pour le prix 2011, mais il demeure vice-président de l'association du GPI. Le jury demeure par ailleurs inchangé.

La réunion de cette 39ème édition du Prix a lieu le 15 janvier 2011, toujours à la brasserie l'Européen. Pour la première fois, le jury décide de rendre publique la sélection du premier tour, sélection qui comprend jusqu'à 10 voire 12 titres dans chaque catégorie.

Comme l'année précédente, les lauréats seront annoncés au cours d'une cérémonie, pendant les Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, du 11 au 13 juin 2011.

La suite de l'article est à http://www.noosfere.org/gpi/2011.php.

samedi 19 mars 2011

Votez pour le Prix Rosny 2011 !

Le moment est venu ! Il est possible de votez pour le Prix Rosny, dont le premier tour est ouvert à tous : il s'agit de déterminer la meilleure nouvelle et le meilleur roman de SF francophone publiés en 2010.
Tous les détails sur le site officiel, concocté par la courageuse équipe de la nooSFere.
Des listes de romans et nouvelles parus en 2010 figurent sur le site et servent simplement d'aide-mémoire (on la perd souvent, avec l'âge). On peut très bien voter pour des textes oubliés dans les listes, si c'est de la SF francophone et si c'est paru en 2010. En cas d'erreur ou d'oubli (il y en a), les signaler à Bruno Para en passant par le site.

http://www.noosfere.org/rosny

-- Joseph Altairac, secrétaire du Prix Rosny

(source : Liste SF Info)

mercredi 16 mars 2011

17 Rue des Arts - Contes du XXIème siècle

Bonjour à tous ! Je viens vous présenter le concours que nous lançons à travers notre maison d'édition tout neuve et bien briquée.

Le 17 rue des Arts est une toute nouvelle maison d’édition qui a pour particularité de s’appuyer sur un site communautaire dédié aux artistes. Une de nos volontés est de permettre à différents artistes de se rencontrer et de collaborer à des projets communs : ainsi, nous organisons en ce moment un appel à textes couplé à un appel à illustrations qui permettra, à terme d’éditer un recueil de nouvelles illustrées.

L’appel à textes est ouvert depuis le 15 mars 2011, et se clôture le lundi 23 mai 2011 à 23h59.
Les auteurs intéressés ont donc 10 semaines pour écrire et envoyer un texte de 10 000 signes (espaces inclus) sur le thème : “Contes du XXIe siècle”.

Les règles de l’appel à texte sont les suivantes :

Texte original non publié, dont l'auteur garantit la paternité au moment de la soumission sur le site,
Longueur : 10 000 signes ± 10%, soit entre 9 000 et 11 000 signes, espaces compris,
Texte en langue française,
Respecter les codes du conte :
le temps est géré de manière linéaire sans flash-back ou autre manipulation temporelle ;
les éléments surnaturels ou merveilleux sont présentés comme étant naturels (un loup qui parle, une maison de pain d'épice), au contraire de récits fantastiques dans lesquels le surnaturel s'instille de manière anormale dans le quotidien ;
le personnage principal est un individu lambda auquel le lecteur pourra s'identifier, et ne peut être une personnalité historique ou légendaire.

L'histoire doit se dérouler au 21e siècle. Il faudra que le contexte ou la géographie des lieux reflète le monde tel qu'il est aujourd'hui ou dans un futur proche (lieux, villes, technologies, ...) Le récit ne pourra pas basculer dans un récit de science-fiction pure où le monde serait complètement réinventé.

Un appel à illustrations visant à illustrer la dizaine de textes sélectionnés sera ouvert du 21 juin au 18 juillet 2011. La publication du recueil est prévue pour septembre 2011.
Les règles complètes sont disponibles sur le site du 17 rue des Arts dans l’espace dédié au concours :
http://www.17ruedesarts.fr/projet/reglement/contenu/projet/15.

Bambiii, graphiste, animatrice 2D et BD blogueuse, ainsi que Cécile Duquenne, auteur hyper-active sur le web, nous font l’honneur de parrainer ce concours et interviendront à ce titre de manière régulière sur le site.
Billets d’humeur, conseils d’auteur et illustrations sur le déroulement du concours vous accompagneront ainsi pendant toute la durée du concours !

Bonne chance à tous les participants, et bonnes questions à tous les curieux qui voudraient en savoir plus.

-- Yerem

(source : http://www.actusf.com/forum/viewtopic.php?t=13556)

dimanche 13 mars 2011

Prix Masterton 2011

Les gagnants sont :

Roman francophone
- Jean-Christophe Chaumette : Le Dieu Vampire (L’Editeur)

Roman traduit
- Gary A. Braunbeck : Mais c’est à toi que je pense (Bragelonne, traduction de Benoît Domis)

Nouvelle
- Richard D. Nolane : Séparation de corps (Rivière Blanche)

-- Marc Bailly

(source : liste Spica)

Prix Bob Morane 2011

Les gagnants sont :

Roman francophone
- Jeanne A Debats : Plaguers (L’Atalante)

Roman traduit
- Ian McDonald : Le Fleuve des dieux (Denoël, traduction de Gilles Goullet)

Nouvelle
- Laurent Genefort : Rempart (Bifrost n°58)

Coup de coeur
- H.P. Lovecraft : Les contrées du rêve (Mnémos)

-- Marc Bailly

(source : liste Spica)

samedi 5 mars 2011

"Lavinia" d'Ursula K. Le Guin

Un véritable plaisir alors même que je ne suis pas une inconditionnelle de l'auteur. Seulement comment ne pas s'attacher à Lavinia ? Une existence qui ne tient à presque rien. Quelques vers perdus à travers l'Énéide, elle-même perdue dans un vaste héritage qui tombe déjà presque en poussière dans l'indifférence.
Mais un poète a prononcé son nom, même une seule fois, et voilà qu'un autre poète lui insuffle la vie. Car il y a de la poésie dans ce récit, de ce « supplément d'âme » qui caractérise la fantasy dans ce qu'elle a de meilleur, quoiqu'il ne s'agisse pas d'un roman de fantasy.
Qui était cette Lavinia citée par Virgile ? La fille de Latinus, roi du Latium ? Celle qu'Énée recherchait sans le savoir lorsqu'il s'enfuit de Troie en flammes accompagné de son jeune fils, Ascanius, et portant son vieux père Anchise sur son dos ?
Parce que, depuis les poètes romains, rien n'a changé : une bonne histoire, c'est celle où le héros franchit épreuve sur épreuve, même si, avantage dont il bénéficie rarement dans d'autres littératures, japonaise entre autres, il lui reste parfois un peu de temps avant de mourir, mais toujours bien peu. Il est vrai qu'un héros devenu vieux et ventripotent, ça ne convient pas, mais pas du tout.
Pourtant, par la grâce de Le Guin, la rencontre d'Énée et Lavinia sera celle d'un court moment de bonheur.
Malgré sa mère qui a perdu la raison au décès de son fils, Lavinia, choyée par son père, vit une vie heureuse, calme et soumise, même si la soumission en esprit ne suit pas, mais c'est une jeune fille qui connait les devoirs des filles de rois. Même si les rois l'étaient alors de bien menus royaumes. L'âge de se marier est là et les prétendants aussi car elle héritera des domaines de son père, mais il y a encore un peu de temps... Un peu, seulement.
Mais voilà qu'à la source de Faunus auprès de laquelle se rend son père pour écouter les oracles, elle-même va faire une rencontre étrange. Une ombre ou presque. Que fait là le poète, son créateur, sinon la rejoindre à la lisière où se croisent les temps ? Plus tard, oui, il la retrouvera en écrivant son épopée. Plus tard. Quand il vivra dans la Rome orgueilleuse qui n'existe pas encore et quand, de retour et agonisant sur le pont d'un bateau, son âme s'échappera vers le passé pour conter à Lavinia le futur qui l'attend. Pour évoquer celui qu'elle doit attendre et qui arrive de Troie après son passage à Carthage.
Voilà qui ne sera pas facile à faire entendre à Latinus, mais il sait ce qu'est une prophétie. Son épouse, par contre, a déjà décidé du fiancé de sa fille, Turnus, son neveu, un de leur plus riches voisins. Mais qui regarderait un jeune homme, si beau et téméraire soit-il, quand un poète vous a promis le propre fils d'une déesse ?
Il n'y aura de choix que la guerre.
Lavinia suivra donc le dessein que lui ont tracé le poète et les dieux mais elle le suivra de son plein gré, en femme libre d'elle-même, malgré tout.
Entre retours sur sa vie et visions à venir, une figure de femme pleine d'intensité, très belle, servie par une écriture à la hauteur et structurée par une solide érudition, jamais tout à fait visible mais bien présente.
J'ai beaucoup aimé. Pas étonnant que ce roman ait obtenu le Locus Award 2009. C'est peu de dire qu'il le méritait.

-- Hélène

Éditions L’Atalante
313 pages - 18 €

ISBN : 978-2-84172-528-1

ActuaLitté/Ex Aequo - Le ebook c’est fantastique

Bavarder avec le Diable par l’entremise d’Edgar Poe. Défier la mort avec le Dracula de Stoker. Créer la vie à la façon du Dr Frankenstein, errer pour l’éternité avec le Melmoth de Mathurin, accéder à d’autres dimensions et se confronter à l’indicible dans le sillage de H.P Lovecraft, chevaucher un balai parmi une internationale sorcière unissant les baba-yagas russes de Boulgakov à la bande d’Harry Potter, jeter des sorts, conclure des pactes avec l’au-delà, voyager dans le temps…
A notre petite prison matérielle, la littérature fantastique offre une infinité d’issues. Parce qu’elle se dédie, précisément, au surnaturel, elle peut redéfinir les lois de la physique, redessiner les contours du monde, moderniser d’anciennes légendes, les traiter comme d’authentiques récits… Le fantastique n’a au fond pour frontières que celles de l’imagination de ses auteurs. Certaines s’avèrent littéralement sans limite. Et la vôtre ? Pour le savoir, une seule solution : écrire. Encore faut-il en avoir l’occasion…
Notre concours, « Le ebook c’est fantastique », représente peut-être cette occasion que vous attendiez pour vous lancer.
Afin d’y participer, il suffit de déposer une nouvelle surnaturelle (de 30.000 à 60.000 signes et qui n’ait jamais été divulguée) sur le site à la page « Vos manuscrits » avant le 15 mai. Toutes seront lues, après avoir été rendues anonymes, et les 10 meilleures seront publiées dans un recueil numérique à paraître aux éditions Ex Aequo.
Pourquoi une nouvelle ? Parce que de Poe à Lovecraft en passant par Maupassant, la forme de la nouvelle, avec son attaque, sa progression resserrée, sa trame unique et sa chute quasi obligatoire, sied idéalement au genre fantastique. Pourquoi sur ebook ? Parce que l’on écrit différemment quand on veut être lu sur un écran. Vous veillerez donc à découper votre texte en chapitres courts. Vous inclurez, peut-être, des dialogues qui aéreront votre prose.
Vous privilégierez les phrases brèves aux empilements de propositions, éviterez les digressions pour vous concentrer sur la seule intrigue….
Tout doit être mis en œuvre pour que le lecteur ne lâche votre histoire qu’au moment où vous-même la lâcherez, et pour qu’il se souvienne à jamais du voyage.

-- Alexis Brocas

Site : http://www.prixdulivrenumerique.fr

mardi 1 mars 2011

Neil Gaiman et le piratage

C'est un billet d'Elbakin daté du 15 février, relayant une interview de l'auteur en anglais : http://www.elbakin.net/fantasy/news/13885-Neil-Gaiman-et-le-piratage.

Dans cette vidéo très intéressante, Neil Gaiman prend le contrepied de beaucoup d’éditeurs et d’associations anti-piratage en comparant le piratage à une sorte de prêt. Prenant ce qui est arrivé à ses oeuvres en exemple, Neil Gaiman évoque le fait qu’une bonne partie de ses livres était piratée sur des plateformes numériques russes illégales. Celui-ci a alors convaincu son éditeur de diffuser gratuitement une version numérique d‘American Gods traduite en russe. Et le résultat ne s’est pas fait attendre, peu après la mise à disposition de ce fichier, les ventes des livres de Gaiman dans les librairies indépendantes russes ont augmenté de près de 300% le mois suivant la mise en ligne !
Ainsi, pour Gaiman, le piratage ne serait en fait qu’une version moderne du traditionnel prêt de livre. Le piratage serait en réalité de la publicité qui permettrait d’accroitre la notoriété de l’auteur et donc par extension la vente de ses livres.

SFWA announces the 2010 Nebula Award Nominees

Science Fiction and Fantasy Writers of America is proud to announce the nominees for the 2010 Nebula Awards.
The Nebula Awards are voted on, and presented by, active members of SFWA. The awards will be announced at the Nebula Awards Banquet on Saturday evening, May 21, 2011 in the Washington Hilton, in Washington, D.C.. Other awards to be presented are the Andre Norton Award for Excellence in Science Fiction or Fantasy for Young Adults, the Ray Bradbury Award for Outstanding Dramatic Presentation and the Solstice Award for outstanding contribution to the field.

Le billet est daté du 22 février : http://www.sfwa.org/2011/02/2010-nebula-nominees.
This is a free demo result from the Wayback Machine Downloader. Click here to download the full version.